Goodies Batterie Percussions telechargement loops batterie percussions partitions
batteur percu live
freelance drummer
Batteur percussionniste
batteur percussionniste live
batteur percussionniste studio
pedagogie batterie cours de Batterie
BATTEUR percussionniste
Batteur percussionniste
batteur percussionniste live
blog batteur percussionniste

Episode 3 : Tiken Jah Fakoly en concert

SANY0066petit

Le 2 Janvier, Tiken Jah était en concert au stade Modybo Keïta de BamaKO. Enormément de monde à l’entrée, une queue d’au moins deux heures et un sérieux embouteillage aux portes du stade.

Sauf que maintenant, on sait comment ça marche. On va directement s’adresser à un militaire qui, moyennant finance, nous fais passer à quatre pattes sous les barrières. La file pour rentrer sur la pelouse est nettement plus petite et nous voilà devant la scène en une vingtaine de minutes.

Deux, trois chanteurs qui posent sur des bandes se succèdent en guise de première partie. Les gars sont bons, l’ambiance monte tranquillement. Changement de plateau, les gradins se réveillent et scandent « Tiken, Tiken » très fort. Les musiciens s’installent. Petit speach de présentation, « le prophète, le messie, la voix de l’Afrique et du peuple africain » et hop, c’est parti.

Le son est parfait, Fakoly se déplace avec son équipe technique d’Abidjan et ça lee fait grave. C’est la folie de suite. Le band est vraiment au top, basse-batterie c’est énorme. A chaque break (et y en a beaucoup) je me dis, « mais oui c’est exactement ça qu’il fallait faire, yyyyyaaaa ». Tout le monde danse et chante. tout le monde connaît toutes les paroles d’ailleurs.

Je suis venu avec Yoro, un jeune rappeur, étudiant en art dramatique que j’ai rencontré à l’Institut National des Arts. Il me fait la traduction simultanée des lyrics. La moitié des textes en Bambara parlent de l’histoire du pays Mandé (la région de Siby, théàtre de la victoire de Soundiata Keîta et de la première constitution du Mali. Je vais réviser un peu et je vous ferai un exposé un de ces quatre) et des grandes figures africaine. L’autre moitié sont des coups de gueule contre les dirigeants actuels ou le mariage forcé par exemple. Il fait une ou deux chansons sur la relation France-Afrique (c’est du blagué-tué) en prenant soin de dire que seuls les Africains peuvent améliorer leur conditions et que les blancs ne sont pas des ennemis. On est content de lui entendre dire vu que si ça part à la pampe Toubabou contre Farafi, on va perdre assez vite…..

Pour l’âne-ecdote, il est assez difficile de boire une bière à un concert. Et oui, il est loin le Bar du Bikini. Ici c’est des vendeurs improvisés qui se trimballent avec un sceau mais vu que seul les Blancs picolent, peu vendent de l’alcool. On  a quand même trouvé quelques Bavaria tombées des gradins. La débrouille quoi.

Le concert se termine, le public déguerpi pendant que les C.R.S se mettent en rang au bas de l’estrade (Belle). J’essaye de négocier d’aller dire un mot aux musiciens, sans résultat. J’insiste pas, un coup de matraque et vite parti et on se dirige doucement vers la sortie où nous attend un joyeux bordel de piétons, taxi et  Djakartas par centaines.

Le bon concert, vraiment. Le meilleur depuis bien longtemps. Par contre, ça va pas être évident de piquer la place du batteur. Non seulement c’est un peu le Brian Blade du Reggae mais en plus, il chante tous les featurings. Aïe, Aïe, Aïe.

Enfin, voilà quoi.

Kan ben doni…….

Postez un commentaire

Ajoutez votre commentaire. Vous pouvez aussi souscrire à ces commentaires via le flux RSS.

Votre e-mail ne sera jamais diffusé. Les champs indispensables sont marqués *