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Episode 6 : Cheick Tidiane Seck

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Un mercredi, mon ami Elieser sonorisateur et burkinabais m’appelle et me dit : “Cheick Tidiane Seck est à Bamako pour un concert, il cherche un batteur. Est ce que ça te dit?” Oui, ça me dit….  Cheick est programmé en ouverture du festival de Jazz de Bamako (du Mali) avec la chorale de la cathédrale une semaine plus tard.

Me voilà le soir même avec Lassina, tels Batman et Robin, en route pour l’Hotel Wassolon rencontrer le Maître. Session écoute des morceaux, des standards gospel et les compos de Cheick, notamment les extraits de Vienne avec Damien Schmitt à la batterie d’un niveau à tomber à la renverse comme dit ma mère….. Bref c’est chaud mais c’est bon. Gravage de CD et RDV après le week-end pour répeter avec la chorale.

Bon, mauvaise surprise, les CD sont vierges…. Je me débrouille pour récupérer le son et me mets à bosser, relever, galèrer…. Cheick revient le lundi d’Abidjan où il jouait avec Paco. Pas beaucoup de temps pour les musiciens, faut bosser pour les chanteurs. C’est un peu speed, une chorale qui doit apprendre tout un répertoire en deux jours, sur des mesures asymétriques et en bambara (chorale catholique = surtout camerounais et gabonais… ). Tout le monde s’accroche et le mercredi arrive très vite.

Pour le coup j’me fais plaisir, on est au CCF, j’monte la grosse batterie. Les occasions de jouer sur scène ET de taper fort sont trop rares. Je suis un peu stressé et y a de quoi. Je connais pas bien le folklore Bambara (voire pas du tout avec le recul, ça commence à aller que depuis quelques semaines), je me rends compte que je me trompe de pulsations sur certains morceaux et les deux percus qui se rajoutent le jour même ne sont pas d’un grand secours. Mais comment leur en vouloir : l’amour de la croche du milieu et un sentiment bien noble…..

Et c’est parti, on commence par les deux morceaux les plus rapides pour se mettre dans le bain. Cheick en concert, il aime bien quand ça va vite, bien plus vite que sur l’album. C’est pas pour rien qu’on l’appelle guerrier. Du coup  j’suis direct dans le rouge, les bras qui tirent et trempé comme si j’étais tombé dans le Niger (BKO en mai : 43 à 45° le jour, 38 à 40° la nuit plus les éclairages…) Le concert se passe, quelques moments de solitude perso, d’autres en groupe. Plus d’ampli basse, Cheick à besoin d’un tournevis pour changer les settings du clavier etc…

Quand soudain, le djembéfola lance Worocola, le morceau pour faire les malins. Vous savez, celui qui fait : djigi tan djigi tan djigi tan djigi tan djigi tan. djigi tan kana djigi ti ké ya, o magni, ko bé na.
J’l’avais un peu écouté, mais quand même. ça passe comme ça peut, mais bon j’aurais bien aimé voir ma tête sur le coup !!!!

Fin de la session, grosse expérience de concert sous pression, grosse beigne musicale, grosse leçon de solidité rythmique et d’indépendance et bien sur beaucoup de rencontres autour de cette date. To be continued……

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